- 22 février 2010
- Médias sociaux
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Le Web 2.0 existait en 1976
22 février 2010 Posted By eogez
Je reprends mot pour mot l’extrait issu de l’ouvrage de Louis Porcher, « Vers la dictature des média ? » (Hatier, collection Profil Actualité), cité par Arthur Devriendt sur son blog, qui laisse sous-entendre (l’extrait) que la philosophie Web 2.0 existait déjà en 1976 (mais pas les outils ?). Cette tendance concernerait l’ensemble des médias et pas seulement le Web (qui n’occupait pas la place qu’il occupe aujourd’hui dans nos vies). Bluffant !
« Les usagers cessent progressivement d’être de simples consommateurs pour s’élever au rang de producteurs. [...] Les générations actuelles ne veulent plus se trouver simplement en situation de réception devant les média : elles souhaitent fabriquer, produire, bref être en état d’activité par rapport à ces média. [...] Cela constitue sans doute le signe le plus net de la pénétration profonde des média. On les perçoit désormais non plus comme des êtres mystérieux par lesquels sont mystérieusement parachutées des informations ou des distractions, mais comme des instruments dont il y a lieu de se servir parce qu’ils correspondent aux besoins de notre époque. Cette appropriation des média par les usagers eux-mêmes marque certainement une date clef dans l’évolution. » [L'auteur part du constat de l'émergence de télévisions communautaires et de la presse underground]«
5 Responses to “Le Web 2.0 existait en 1976”
Bonjour Elodie, merci pour ce sujet très intéressant en effet. Est-ce que cela n’a pas concerné les process des entreprises bien avant les médias ?
Cela n’a-t-il pas commencé dans les années 50/60 avec les premières études de marché ? Puis les focus group, les brainstorming de consommateurs ? Et en interne dans les années 80 avec les cercles de qualité ?
Les entreprises ont commencé à identifier (à créer) les besoins latents de leurs clients, pour progressivement le faire « remonter » dans l’entreprise, abandonnant le monopole ancien de la relation client qui n’appartenait qu’à la force de vente, puis au marketing, pour enfin le faire passer à la conception/production.
En plus de passer d’une logique d’offre, en période de pénurie, à une logique de demande face à la concurrence, les entreprises ont également trouvé des sources de réduction de couts en faisant participer les clients au process de production afin de déporter sur eux certains couts : n’en est-il pas ainsi lorsque j’imprime mon billet de train : je prends sur mon temps ; en consommant ma propre électricité, encre, papier. La collaboration semble avoir existé dans la production avant d’investir les medias.
Rien d’étonnant. L’article parle des télévisions communautaires et de la presse underground mais oublie entièrement l’apparition des radios libres FM.
Ces radios permettait à chacun de créer, partager du contenu librement. Souvent (et ça continue aujourd’hui) ces radios pouvaient recevoir des appels et permettre à leur auditeurs d’influencer les débats ou demander la diffusion d’un disque. La première radio libre en France est d’après le site Schoop, Radio Campus à Lille en 1969.
C’est l’explosion de ses radios qui a amené à la chute du contrôle de l’état sur la gamme FM.
L’esprit de partage et d’intéraction avec les médias ou autre existaient bien avant le Web 2.0 .
L’invention même de la presse par Gutenberg a permit au gens de créer leurs propres média, leur propres livres de propager leur vision du monde. C’est cet esprit de partage des données qui a permit la révolution scientifique qui sans elle n’aurait permit l’existence même d’internet et du « Web 2.0″.
Bonjour
1976, les radios libres n’existaient pas encore en France (1980/81).
Quant au WEB 2.0, ceux qui ont eu 20 ans dans les années 68/78 ont immédiatement adhéré à cet esprit qui n’était pour eux qu’une mise à jour des fondements (réseau vs hiérarchie) du NET.
D’où la parenté avec les TV communautaires et le mvt underground.
Le Web 2.0 est un des aspects d’un mouvement liberal (au sens US du terme)qui baigne les pays occidentaux jusqu’aux plus hautes sphéres de l’état.
Il y aurait un livre à écrire mais bon…..
David
Le web 2.0 existait en 1935
:
Walter Benjamin: la fin de l’expertise (« L’Œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique », pp. 48-49)
en particulier:
« Entre l’auteur et le public, la différence est en voie, par conséquent, de devenir de moins en moins fondamentale. Elle n’est plus que fonctionnelle et peut varier d’un cas à l’autre. A tout moment, le lecteur est prêt à devenir écrivain. »
Les changements de pratiques induits par une innovation technologique découlent moins de cette innovation elle-même que des attentes sociales sur le fond de quoi elle s’est produite.
- C’était bien l’époque ou les radio libre et la CB (des routiers) étaient hors la loi ?
- Alors oui , c’est la même époque qu’aujourd’hui , c’est les mêmes que ceux, qui peuvent (et veulent) maintenant nous installer des mouchards sur nos PC , et allumer nos Webcam à l’insu de notre volonté