J’ai lu, il y a quelques temps, dans la version Web du magazine Capital, que beaucoup de français vont travailler même lorsqu’ils sont souffrants. C’est en tous cas ce qu’ont répondu 80 % des 3000 salariés interrogés par le site de recrutement Monster. Impressionnant ! Je ne pensais que nous étions aussi nombreux. Un préjugé peut-être, ou alors un avis bien personnel sur la question qui fait que je suis surprise.

Et les motivations principales sont : « la crainte de prendre du retard et de laisser les tâches s’accumuler. » C’est tout à fait compréhensible. D’ailleurs, c’est aussi pour ces raisons que nous ne déconnectons pas totalement, pour la plupart d’entre nous, pendant les vacances. Nous consultons nos mails, répondons aux plus importants d’entre eux, mettons à la poubelle les moins pertinents… répondons à quelques appels urgents…

Mais est-ce bien raisonnable d’aller au bureau quand on est malade ? Je n’en suis pas convaincue et ce pour différentes raisons. Non seulement, nous risquons de contaminer nos collègues, mais en plus, au lieu de guérir rapidement, nous faisons empirer notre état ou mettons plus de temps à nous rétablir. En fin de journée, nous ne sommes pas simplement fatigués, épuisés, nous sommes totalement vidés ! Et puis, reconnaissons-le, le travail avance plus péniblement quand nous ne sommes pas en grande forme (problème de concentration, difficulté à réfléchir…) ; nous ne sommes pas très productifs et efficaces. Bien sûr, cela dépend des cas de figure…

teletravail

(Source : http://www.un-geek-a-la-maison.com/)

N’y aurait-il pas d’autres raisons qui nous poussent à nous lever malgré notre état, à passer plusieurs heures dans les transports en commun, à lutter contre la fièvre, les assoupissements… pour arriver, en fin de journée, ne serait-ce qu’un peu à bout de quelques tâches ? Je suis sûre que si. La culture d’entreprise ? La hiérarchie ? Les démarches à mener ? La culpabilité ? La conscience professionnelle ? Bon d’accord, il y a des choses urgentes quelques fois mais bon, est-ce suffisant ?

Le télétravail serait un compromis : on travaille tranquillement chez soi et à son rythme tout en s’économisant et on ne contamine pas les collègues. Mais il reste encore du chemin à faire. Seulement 6 % des employés optent pour cette possibilité selon l’étude de Monster, et seulement 3 salariés sur 10 se sentent prêts à travailler chez eux selon le Credoc. Et encore, j’imagine que ça doit varier selon les secteurs d’activité.

Personnellement, j’ai la chance de pouvoir télétravailler et donc de ne pas m’imposer des contraintes de déplacement, de ne pas me fatiguer outre mesure dans les cas où je ne suis pas en grande forme (et dans les cas de grèves ou de chutes de neige posant des problèmes de circulation, je ne perds pas de temps à attendre sur le quai). Ceci dit, si cela n’était pas possible et sous réserve que mon état me le permette, je crois que je ferais comme la majorité des français : j’irais au bureau. A moins que la société pour laquelle je travaille me permette de faire du télétravail ponctuellement.

Posted By eogez

    11 Responses to “Aller au bureau quand on est malade ?”

  1. Xavier dit :

    Merci pour le lien Emilie.

    Tu pourrais aussi rédiger un article « Aller au bureau quand on est enceinte » ;-)

    On peut avoir un coup de fatigue, ne pas avoir envie de se déplacer mais vouloir travailler quand même.

    Le télétravail c’est la liberté et la souplesse.

  2. Pour info, le dessin appartient à Regionsjob il a été publié pour la 1ère fois sur le blog du Modérateur. Son auteure a également un blog http://www.un-geek-a-la-maison.com/ . Je veux simplement attirer ton attention sur le fait qu’une source n’est pas forcement un texte et qu’une illustration reste la propriété intellectuelle de quelqu’un.
    Cordialement.

  3. Coltrane dit :

    Bonjour.
    Parmi les raisons qui poussent les gens malades à aller travailler, il y aussi (surtout?) l’impossibilité de faire autrement soit parce qu’ils craignent de perdre leur emploi soit, et c’est le plus fréquent, parce que cela représenterait une perte de salaire considérable du fait des jours de carence… A propos du télétravail, très en retard en France, un rapport récent vient aussi d’attirer l’attention sur les abus éventuels qu’il peut engendrer notamment à l’égard des salariés en congé de maladie ou de maternité!
    Cordialement.

    • eogez dit :

      Vous avez un ordinateur, une connexion internet et un téléphone, eh bien, vous pouvez télétravailler ! Du coup, peut-on dire non ? Je pense que oui. C’est une entente et un accord à l’amiable qui doit se faire entre un employé et un employeur. Si chacun est d’accord… Reste le problème que vous soulignez : peut-on (toujours) dire non ?

      La question se pose par contre moins pour des métiers « manuels » : menuisier, jardinier…

  4. toto dit :

    Tu relaye 80% d’infos déjà écrite et tu commentes à 15% donc tu contribues peu, sans contextualiser ni citer diverses sources. C’est du potin quotidien. Meme les nuage de tags reflètent le côté bruit normal du web (e-recrutement, 2.0, facebook), tu n’as pas compris les thématiques et fondamentaux (tu as mis iphone dans le menu alors que c’est une marque), tu es sur la vague geek donc communautariste entretenue par ce même web qui s’autobuzze, sans parler des pubs… (sic)

    • eogez dit :

      Chacun son point de vue. Je respecte le tien.

      Selon moi, il y a différents types de blogs, différentes thématiques et différentes manières de bloguer. Et chacun organise comme il le souhaite ses catégories (c’est comme les tags ; prends un article et tu verras qu’il sera taggé de différentes façons par différentes personnes). :)

      Je suis tout à fait consciente que mon blog ne s’adresse pas à tous et que tout le monde n’y trouve pas un intérêt. Et c’est normal. Il en faut pour tous les goûts. Ca ne me pose aucun problème. A toi, il semble que si. Je suppose que tu ne reviendras plus.

      En attendant, je blogue sous mon propre nom. Je m’appelle Emilie Ogez. Et toi ? C’est assez fréquent de voir que quand on veut critiquer, on reste anonyme.

      • Rhooo que tu es gentille Emilie, trop peut-être, à ce genre de troll qui n’a comme courage que la lâcheté de se cacher derrière un pseudo anonyme pour déblatérer le plus souvent je suis beaucoup plus cru et direct que toi.
        Que fait cette personne si intelligente, qui en sait tant sur le web, laisse-t-elle une trace ? apporte-t-elle quelques réflexions (bien que ce soit déjà un grand mot pour ce type d’individu) qui puissent enrichir le débat ? Que nenni… j’ai plus l’impression de voir le type que commentaire que l’on peut trouver sur Libé…

        • @Charles: Idem. Je ne vois pas de caractère constructif dans le commentaire de Toto … ensuite libre à chacun de s’exprimer, autant qu’il ajoute quand même ajouter un « petit plus » :)

          @Emilie: Tu as raison de spécifier que ton blog n’est pas pour « tout le monde ». On n’a pas toujours le temps de faire sa veille correctement, et le fait de recommander des lectures/des sites est plutôt cool comme démarche.

    • Je ne vois pas de critique constructive de ta part (TOTO), donc tu ne contribue pas au débat.

      En conséquence, tu fais exactement ce que tu reproches à Emilie. L’intérêt pour nous lecteurs de ton message : AUCUN.

      Cordialement,

      Vincent BARBEROT.

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