Laurent Campagnolle m’a interpellée l’autre jour au sujet de la difficulté à s’y retrouver dans ce qu’il appelle le « fourre-tout de données structurées informatiquement mais non hiérarchisées intellectuellement ». Il fait, vous vous en doutez peut-être, allusion aux interfaces qui agrègent les flux RSS, où se cotoient les résultats sportifs, les actualités et les annonces de technologies révolutionnaires. Il oppose ainsi un Web 2.0 qui établit une nouvelle relation de l’internaute à l’information (via des flux désorganisés) à un Web de l’ancienne époque, certes caractérisé par des pages HTML, mais plus confortable intellectuellement.

Il n’a pas tout à fait tort. Toutefois, de façon générale, les agrégateurs de flux RSS proposent un système de classement par onglets, on trouve de plus en plus des nuages de tags permettant de retrouver des informations rapidement et en outre, on gagne, me semble t’il, en rapidité d’accès à l’information (les informations sont centralisées en un lieu unique). La lisibilité est probablement moindre, surtout lorsqu’on s’abonne à plusieurs centaines de flux, sachant que l’information arrive en continu. Mais l’ergonomie, la personnalisation et le design contribuent à limiter cet aspect.

Qu’en pensez-vous ?

Posted By eogez

    2 Responses to “Structuration informatique et hiérarchisation intellectuelle des informations : où en sommes-nous ?”

  1. cjacomino dit :

    Nous lançons nos filets – les fils RSS, les alertes Google. Souvent ils ne ramènent rien ou de pauvres choses. Puis soudain, il y a l’huitre avec sa perle.
    Heureusement que le hasard garde sa place, non? Sinon ce ne serait plus une aventure…

  2. Laurent dit :

    Ce qui me gêne avec cette chantilly médiatique du 2.0 c’est le mode de pensée « éclaté » qui déteint sur les interfaces. L’océan peut-être intéressant à explorer, mais c’est d’autant plus facile avec une carte et des outils de navigation lisibles, et personnellement, je trouve les tags, flux et autres nuages, aussi agréables à parcourir que les couloirs orangeatres façon 70′ du RER A à Auber ou Châtelet.

    Donc, de mon point de vue, les réseaux sociaux et la connexion des informations oui, mais pas au prix de la saturation de signes / signaux dans tous les sens, qui finissent par « tuer » le message.

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